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Rapatriement dans l’Union européenne des enfants de combattants étrangers détenus en Irak et en Syrie - Intervention de Nathalie Colin-Oesterlé

07/11/2019


Cet après-midi, en commission des Libertés civiles, Nathalie Colin-Oesterlé est intervenue lors du débat sur le rapatriement dans l’Union européenne des enfants de combattants étrangers détenus en Irak et en Syrie.

« Le 23 Juin dernier, l’ONU appelait les États à rapatrier les familles de djihadistes.

700 enfants européens, pour la plupart de moins de 10 ans, vivent dans des camps dans le nord de la Syrie dans des conditions épouvantables.

Ce sont des enfants de combattants, et aujourd’hui chaque État membre de l’UE gère au cas par cas le rapatriement de ses ressortissants.

Nous en sommes tous d’accord, il nous faut agir. Mais faut-il le faire dans un cadre européen ?

Qui est concerné ? Est-ce que ce sont les jeunes enfants nés sur la zone de conflit et/ou ceux partis avec leur parents et retenir alors l’âge de 18 ans comme le préconise l’UNICEF.

Faut-il faire une distinction pour le rapatriement entre les enfants ayant de la famille dans leur pays d’origine et ceux n’en ayant pas ?

Comment sont établies les preuves de filiation ?

Les textes internationaux évoquent systématiquement l’intérêt supérieur de l’enfant. Est-il toujours de rester auprès de la mère, sachant que la plupart d’entre elles sont aujourd’hui radicalisées ?

Quels dispositifs de réhabilitation sont aujourd’hui mis en place dans les États membres ?

Autant de questions qui montrent la complexité des situations, très différentes les unes des autres, et auxquelles il convient d’apporter très vite des réponses pour sauver ces enfants et éviter qu’ils ne deviennent des bombes à retardement. »