En plénière

Importation de poulets ukrainiens : ce dossier est l’incarnation de la naïveté dont l’UE peut parfois faire preuve



« Je crois que ce dossier est l’incarnation de la naïveté dont l’Union européenne peut parfois faire preuve dans le cadre du commerce international », a déclaré Anne Sander, au cours du débat sur la résolution relative à l’accord UE-Ukraine sur la viande de volaille, en séance plénière du Parlement européen.

« Je ne souhaite pas blâmer outre mesure les négociateurs de la Commission, mais soyons honnête, en utilisant la ligne tarifaire libéralisée « autre coupes de poulet » pour importer des filets de poulets à forte valeur ajoutée normalement sous plafonds quantitatif, les Ukrainiens nous ont bien eu !

Cette naïveté européenne a déjà été payée cher par les éleveurs européens de volailles alors même que ce secteur est déjà sous pression. Elle continuera à être payé cher de manière durable, puisque l’Ukraine a obtenu dans l’affaire un contingent supplémentaire de 50 000 tonnes.

L’ingéniosité paye, la naïveté rarement.

Cela étant dit, ce texte met fin à une situation qui était hors de contrôle. Aussi je crois, chers Collègues qu’il convient d’y donner notre assentiment.

Je regrette que n’ait pas été retenue la demande de la Commission de l’Agriculture visant à introduire une clause de sauvegarde dite « de nouvelle génération » similaire à celles négociées dans le projet d’accord du Mercosur. »